Le syndrome d’apnée du sommeil peut rendre la conduite dangereuse !
Discret, le syndrome d’apnée du sommeil peut être en place pendant des années avant d’être diagnostiqué. Pourtant, cette maladie respiratoire du sommeil peut faire des dégâts: elle augmente le risque d’accidents cardiovasculaires et cérébraux, et de diabète. Et en encourageant la somnolence, elle est aussi la cause de certains accidents de voiture.
Et si c’était un syndrome d’apnée du sommeil ?
Ronfler la nuit et somnoler la journée peut révéler un syndrome d’apnée du sommeil (SAS). Ce serait le cas de 5 à 7 % de la population. Mais une large proportion de sujets victimes d’apnées du sommeil ne sont pas diagnostiqués et n’ont donc pas conscience des conséquences encourues. Certes, les apnées du sommeil augmentent le risque de certaines maladies et d’accidents cardiovasculaires, mais également la fatigue et la somnolence pendant la journée. Résultat: le risque d’accidents de la vie courante est augmenté, notamment les accidents professionnels et les accidents de la route.
À quoi correspond exactement un SAS ?
Les apnées du sommeil correspondent à de multiples et brefs arrêts respiratoires pendant le sommeil. Souvent, après chaque arrêt respiratoire, la reprise de la respiration est bruyante et à l’origine d’une sorte de ronflement. Les arrêts peuvent se reproduire 30 à 500 fois par nuit et durer entre 60 et 90 secondes. Leur origine est un relâchement des muscles qui contrôlent la langue et le voile du palais et qui ne permettent plus de maintenir les voies aériennes supérieures ouvertes.
Et vous, êtes-vous victime d’un SAS ?
Risquez-vous un accident causé par un excès de somnolence ? Faites un test avant de prendre le volant ! Ce test
(Echelle D’Epworth) vous permettra de faire le point sur votre risque de somnolence au volant. En cas de risque de somnolence diurne, nous vous recommandons de consulter votre médecin avant de partir. Et le cas échéant, préférez passer le volant à une personne sûre.
[source http://www.e-sante.be]