Apnées du sommeil : un traitement qui change tout
Le syndrome d’apnée du sommeil est une maladie qui entraîne une somnolence diurne et une fatigue persistante. La pression positive continue est considérée comme la méthode de référence pour traiter les apnées du sommeil. Une étude, menée par le Synalam, le Snadom et la FFAAIR, auprès de 200 patients vient de le confirmer.
Le syndrome d’apnée du sommeil (SAS) concernerait en France entre 1 et 3 millions de patients. Cette pathologie très fréquente mais souvent méconnue altère gravement la qualité de vie des malades. Elle représente aussi un facteur aggravant en santé publique en augmentant par exemple le risque de mort subite et d’accident de la voie publique.
Son traitement de référence aujourd’hui repose sur la pression positive continue. Si cette dernière reste contraignante, elle modifie radicalement le quotidien des patients, à en croire une étude menée auprès de 200 volontaires.
Le SAS se caractérise par des épisodes de fermeture partielle, voire complète, des voies aériennes supérieures au cours du sommeil. Le patient cesse alors de respirer pendant plusieurs secondes. Et ceci, de nombreuses fois au cours d’une même nuit… Le ronflement est le symptôme le plus fréquent de SAS et ne doit donc pas être considéré simplement comme une nuisance subjective. Le SAS, lorsqu’il est installé, est une maladie qui entraîne une somnolence diurne et une fatigue persistante. D’autres perturbations telles que des troubles de l’humeur, de la mémoire ou l’envie d’uriner au cours de la nuit, peuvent également contribuer à détériorer la qualité de vie des patients.
Une enquête Synalam/Snadom/FFAAIR
Le Syndicat national des prestataires de santé à domicile (Synalam), le Syndicat national des associations d’assistance à domicile (Snadom) et la Fédération française des associations et amicales de malades insuffisants ou handicapés respiratoires (FFAAIR) se sont associés pour mener une enquête auprès de 200 patients traités par pression positive continue (PPC). Il s’agissait en majorité d’hommes (75 %), sans activité professionnelle (87 %), âgés en moyenne de 69 ans.
Avant la mise en oeuvre du traitement, 89 % des patients estimaient que leur maladie avait une forte incidence sur leur vie personnelle et familiale. En revanche, l’instauration d’un traitement par PPC provoque la plupart du temps une évolution spectaculaire. Près de neuf malades sur dix (87 % d’entre eux) ont constaté une amélioration de leur fatigue et de leur capacité de concentration. Près de 70 % ont observé un effet positif au niveau de la mémoire et de l’humeur. Et la moitié des sondés rapporte une diminution de la fréquence de leurs maux de tête… et un renouveau de leur libido.
Les malades, par ailleurs, plébiscitent l’assistance qui leur est apportée à domicile, rendant le soin directement accessible. Pour 84 % des malades, outre le suivi technique des matériels, le rôle du prestataire se traduit également par une meilleure observance de la prescription. Et dans 90 % des cas, il permet d’adapter au mieux le traitement aux contraintes des patients.
Considérée actuellement comme la méthode de référence dans le traitement des apnées du sommeil, la pression positive continue (PPC) a l’avantage de ne pas modifier l’anatomie et donc d’être peu agressive, à l’opposé de l’ancien traitement de référence qui était la trachéotomie. La pression positive correspond à une pression supérieure à la pression atmosphérique appliquée de façon continue par voie nasale ou nasofaciale, qui empêche l’occlusion des voies aériennes supérieures et donc l’apparition des apnées dans le sommeil.
Elle ne présente aucune contre-indication et pas d’effets secondaires majeurs hormis : une possible irritation locale liée au port du masque, des phénomènes d’hypersécrétion nasale avec rhinite, des phénomènes de conjonctivite liés à des fuites au masque, un assèchement de la muqueuse oropharyngée.
[Source : www.larepubliquedespyrenees.fr, 3 avril 2012]
