SAS 40
Les revendications des apnéiques du sommeil
Avec plus de 200 adhérents, Stop Apnées du Sommeil 40 (SAS 40), affiliée à la Fédération Française des Associations et Amicales de malades Insuffisants ou handicapés Respiratoires (FFAAIR), représente une force qui s’exprime notamment à travers le procès que son Président Jean-Pierre Dupuis a intenté à la CPAM des Landes.
Et notre homme a gagné la première manche judiciaire devant le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale de Mont de Marsan qui, le 16 février 2007 a reconnu que la pathologie dont il souffre, comme 7 % de la population Française (dont 2 % de femmes seulement), était bien une affection de longue durée (ALD) et qu’à ce titre, la Sécurité sociale se devait d’en assumer l’intégralité de la charge et non 65 % comme c’est actuellement le cas.
Mais la CPAM a relevé appel de cette décision qui pourrait faire jurisprudence et l’affaire, plaidée devant la chambre sociale de la cour d’appel de Pau, le 13 octobre 2008, a été mise en délibéré lequel sera le 8 décembre prochain.
C’est dire que le procès a été largement évoqué lors de la réunion d’information que tenait l’association samedi dernier dans la salle de cinéma de Tartas, en présence du maire Jean-François Broquères.
Car entre temps, JP Dupuis n’est pas resté les bras croisés. Ainsi, par l’intermédiaire du député Alain Vidalies, il a demandé au ministre de la santé pourquoi la CPAM avait relevé appel, et force est de constater que la réponse de Normand qui lui a été faite « : « le jugement étant en cours, nous n’avons pas à intervenir dans la procédure », n’est pas très rassurante.
De quoi s’inquiéter.
En attendant, certains malades, dépourvus de mutuelle, ne peuvent plus se soigner et lorsqu’on sait le danger qu’un apnéique non traité peut faire courir à autrui (somnolence au volant ou au travail), il y a de quoi s’inquiéter.
Et le président de s’insurger sur une certaine campagne tendant à remettre en cause l’efficacité des traitements par pression positive continue (PPC) au profit de la pose d’orthèses mandibulaires (opération qui consiste à avancer la mâchoire inférieure pour faciliter la respiration), qui elles ne sont pas remboursées du tout ! Car il faut savoir que les apnées du sommeil non traitées ou détectées peuvent aggraver les risques cardio et cérébro-vasculaires, générer de l’hypertension, engendrer une baisse de la libido voire favoriser l’apparition de la maladie d’Alzheimer.
D’où l’intérêt porté aux interventions des pneumologues, les docteurs Etcheverry, Lheureux et Alquier ainsi que de Frank Durou, dentiste par les quelque 200 personnes présentes
Guy Bop
Sud Ouest du 03/12/2008