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Dernière mise à jour le  09-09-2009

Vu et lu dans la presse sur l'apnée du sommeil,

 

 L'obésité, nouveau mal national en France

www.boursier.com 19/11/2009

PARIS (Reuters) - L'obésité et le surpoids, qui touchent plus de 20 millions de Français, doivent être considérés comme des problèmes de société à traiter au même titre que des fléaux comme le cancer, estiment les spécialistes. La première Journée européenne de lutte contre l'obésité est prévue le 22 mai 2010. Un groupe de travail installé par l'Elysée doit rendre ses conclusions le 15 décembre prochain.


Des médecins aux industriels en passant par les élus, l'école et les laboratoires pharmaceutiques, de multiples acteurs doivent agir de concert contre ce mal en constante progression, ont souligné les intervenants à un colloque organisé jeudi à l'Assemblée nationale.


Selon une enquête réalisée tous les trois ans par TNS Sofres publiée la semaine dernière, la France compte aujourd'hui 6,5 millions d'adultes obèses, soit trois millions de plus qu'il y a 12 ans, et 14 millions d'habitants en surpoids.
Face à ce problème, "je suis passionnément convaincu qu'il faut passer du discours aux travaux pratiques", a déclaré jeudi Pierre Méhaignerie, président UMP de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale.
Pour la députée UMP Valérie Boyer, la France doit montrer l'exemple face un problème qui touche tous les pays développés, à commencer par les Etats-Unis.

"Notre pays a une culture gastronomique et un système de santé performant et riche", a dit à Reuters l'élue, auteur d'un rapport sur le sujet.
"Ce n'est pas qu'une question d'argent, mais d'organisation : si on prenait mieux en charge les personnes obèses ça nous coûterait moins cher", a-t-elle ajouté. "Il y a ici un problème de société, beaucoup plus compliqué à régler qu'un simple problème de santé".

Un groupe de travail installé par l'Elysée doit rendre ses conclusions le 15 décembre prochain.

Anne-Sophie Joly, présidente du Collectif national des associations d'obèses, en fait partie. "L'obésité est une maladie chronique dont on ne guérit pas, mais qui peut se soigner", a-t-elle rappelé face à l'assistance.


L'INDUSTRIE AGRO-ALIMENTAIRE ASSOCIÉE

Pour les personnes en situation d'obésité - qui luttent pour qu'on ne les appelle pas "des gros ou des obèses tout court", a précisé une participante -, les mentalités doivent évoluer.

 

"Il y a encore tant à faire", soupire Jean-Pierre Prieur, président de l'association Espoir santé handicapés.
"Des gens de ma famille continuent de me dire 'tu manges trop, tu manges n'importe quoi', et j'ai dû payer deux places d'avion pour aller à Rome récemment", déplore cet homme contraint de se déplacer en fauteuil roulant.
L'obésité provoque de nombreuses complications comme le diabète et des problèmes respiratoires tels que les apnées du sommeil. On compte 30% d'asthmatiques chez les femmes obèses.

 

L'aspect psychologique est aussi essentiel dans le trouble alimentaire, cercle vicieux résumé par la psychothérapeute Catherine Dijuste : "Plus je mange, plus je grossis, plus je me restreins, plus je me trouve nul... et plus je mange".
Parmi les pistes explorées, Pierre Méhaignerie aimerait généraliser le plan "Ensemble prévenons l'obésité des enfants", notamment expérimenté dans sa ville de Vitré (Ille-et-Vilaine).

 

L'agroalimentaire a aussi son rôle à jouer "à condition de ne pas être diabolisée, mais responsabilisée", a souligné Anthony Francheterre, président pour l'Europe de United biscuits, qui commercialise les marques BN et Delacre.
Ce professionnel a fait part des efforts déployés par l'industrie pour améliorer les recettes - en utilisant moins de graisses saturées, de sel et de conservateurs - tout en continuant à satisfaire un consommateur extrêmement exigeant.

 

Des responsables d'associations ont plaidé par ailleurs pour un durcissement des mesures à l'encontre des publicités de "faux" produits d'amaigrissement.
"Certains prétendent vendre des médicaments mais ce sont surtout des promesses et des poudres de perlimpinpin", souligne Jean-Paul Allonsius, président de l'association belge Bold. "Il faut que chaque pays de l'Union européenne agisse pour barrer la route à ces produits".

 

 


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