Perdre du poids améliore l'apnée du sommeil
www.zemedical.com 21 décembre 2009“Perdez du poids et vous améliorerez votre apnée du sommeil”. Si les médecins ont de longue date préconisé la mesure à leurs patients obèses, c’était sans juger précisément l’efficacité de la recommandation.
Une étude publiée dans Archives of Internal Medicine en 2009 change la donne : pour la première fois, les chercheurs ont pu mesurer les bénéfices de la perte de poids sur le syndrome apnée obstructive du sommeil.
La publication confirme que la perte de poids réduit les arrêts respiratoires chez des patients obèses atteints d'un syndrome apnée obstructive du sommeil (SAOS). Les patients de l’étude, au nombre de 264, avaient un indice de masse corporelle de 36,7 correspondant à une obésité sévère*, un diabète de type 2 et une SAOS modérée à sévère.
Certains patients ont reçu des conseils spécifiques au mode de vie : modifications de l'alimentation et exercice physique. D’autres patients ont reçu des conseils et des séances d'éducation thérapeutique relatifs à la prise en charge du diabète.
Au bout d’une année de suivi, les patients n’ayant pas reçu les conseils de régime ont perdu 0,6 kg en moyenne et leur Indice d’apnées- hypopnées (IAH) est passé de 23,5 à 28,3 arrêts respiratoires par heure.
Les patients ayant suivi le programme de changement du mode de vie ont perdu 10,8 kg pour une baisse probante de l’IAH passant de 22,9 à 18,3 arrêts respiratoires par heure.
Les médecins concluent : plus l’apnée était sévère, plus le programme de changement de mode de vie a été plus efficace. Une perte de poids importante favorise la rémission du SAOS, soit moins de cinq arrêts respiratoires par heure.
* IMC moyen en kg/m2 : l’indice de masse corporelle (IMC) évalue la corpulence d’un adulte, son éventuel sous ou surpoids, et d’une certaine façon sa bonne santé. Il se calcule ainsi, IMC = poids / (taille x taille) en kilogrammes / mètre. Cette notion de corpulence est notamment utilisée par l’OMS pour sonder au sein d’une population le risque de surmortalité à partir de constantes les plus simples à obtenir et suivre dans le temps : le poids, la taille.
Le risque est à pondérer au cas par cas selon la masse grasse, musculaire ou osseuses ainsi que les constantes biologiques (cholestérol, diabète...etc) et l’examen médical plus complet.
La normalité d'un IMC est comprise entre 18 et 25. Elle désigne autant le risque du surpoids au delà de 25, que le risque lié à la maigreur - voire l’anorexie - en dessous de 18.
Selon la classification de l'OMS, l’indice s’interprète ainsi dans le détail :
Etat de dénutrition : < 16,5 ;
Maigreur : 16,5 à 18,5 ;
Normalité : 18,5 à 25 ;
Surpoids : 25 à 30 ;
Obésité modérée : 30 à 35 ;
Obésité sévère : 35 à 40 ;
Obésité massive : < 40.