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Dernière mise à jour le  09-09-2009

Vu et lu dans la presse sur l'apnée du sommeil,

 

91% des patients hospitalisés pour infarctus nocturne avaient un SAOS

www.zemedical.com 10 décembre 2009

Les apnées du sommeil représentent un facteur de risque cardiovasculaire à part entière. On sait par exemple qu’un apnéique - notamment si sa maladie est sévère - a un risque plus élevé de souffrir d’hypertension artérielle, d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral, d’occlusion de l’artère ophtalmique et d’arythmie cardiaque nocturne. Les conséquences du syndrome d’apnées du sommeil sur le cœur et les vaisseaux sont fréquentes et parfois sérieuses.


Bien évidemment en cas de maladie cardio-vasculaire préalable, la présence d’apnées au cours du sommeil peut aggraver les symptômes et les conséquences, rendre le traitement difficile à équilibrer. A ce sujet, des chercheurs de la Mayo Clinic aux Etats-Unis ont pu préciser la relation étroite entre les manifestations cardiaques et des apnées. Leurs chiffres sont significatifs : 91% des patients de l’étude chez qui on a pu constater un infarctus nocturne souffraient par ailleurs d’un syndrome d'apnées du sommeil obstructif.

L’étude a porté sur 92 patients hospitalisés pour infarctus dont 71 hommes. Ils avaient un IMC* moyen à 30 ± 5 désignant un état entre surpoids et obésité. Comparé à des patients présentant un infarctus en journée, l’étude précise que la proportion de SAS obstructif était 6 fois plus importante dans le groupe des patients présentant un infarctus entre minuit et 6 heures du matin.

Les conclusions des médecins : l’apnée pourrait être un déclencheur de l’infarctus. On considère effectivement que ce sont les oscillations du taux d’oxygène au cours de la nuit à l’occasion des apnées qui seraient responsables de complications cardiovasculaires. Et de nombreuses études ont depuis démontré qu’un traitement efficace du SAS par pression positive continue (PPC) réduit le risque de complications cardiovasculaires.
Source : Kuniyoshi FH et al. Journal of the American College of Cardiology ; juillet 2008.

*IMC : Indice de masse corporelle mesurant la corpulence d’un adulte, son éventuel surpoids, et d’une certaine façon sa bonne santé.
Pour une normalité de 18,5 à 25, l’échelle classe l’obésité massive < 40 ; l’obésité sévère = 35 à 40 ; l’obésité modérée = 30 à 35 et enfin le surpoids compris entre 25 et 30.


Voir la définition complète : indice de masse corporelle (IMC)


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