Vous venez d’être appareillé d’une pression positive continue (PPC), vous-même ou votre conjoint, vous vous posez des questions, vous êtes perdus, n’hésitez pas à nous écrire, à nous envoyer un mail, nous ferons au mieux pour y répondre. Vos témoignages seront mis sur le site de la FFAAIR, seul votre prénom et votre ville d’origine seront cités. En aucun cas votre nom de famille sera dévoilé. Cette rubrique est à votre disposition, profitez-en. Laissez-nous aussi votre adresse postale et votre numéro de téléphone, certaines questions ne pouvant être traitées par courrier électronique. ici
Joël
"J'ai trainé ma "maladie" pendant des années"
"A la lecture du site Web de la FFAAIR, j'aimerais apporter mon témoignage, car la découverte de mon syndrome des apnées obstructives du sommeil (SAOS) a été une vraie surprise. J'ai découverts mon SAOS à l'âge de 40 ans alors que je consultais un ORL pour un problème d'acouphènes (un sifflement permanent dans les oreilles)... Depuis plusieurs années, je ne finissais jamais une soirée chez des amis sans m'endormir sur le canapé, en journée, je me sentais tellement engourdi après le repas de midi que j'organisais mon emploi du temps professionnel de manière à placer mes rendez-vous importants le matin, en voiture, lorsqu'un véhicule freinait devant moi, je sursautais et réagissais avec du retard, il m'arrivait même de m'endormir à un feu rouge !! Mes symptômes étaient nombreux : fatigue chronique, somnolence, irritabilité, problèmes importants de concentration, mémoire défaillante ( je cherchais mes mots en permanence et j'oubliais des choses importantes ), douleurs articulaires, problèmes de digestion, acouphènes de plus en plus présents ... J'ai commencé à m'inquiéter réellement lorsque qu'à plusieurs reprises, étant en voiture, j'oubliais où j'allais !
Un traitement efficace
Depuis quelques mois je me réveillais plusieurs fois pendant la nuit, mais je mettais ça sur le compte de mon chat facétieux ou du bruit d'un scooter dans la rue. Les rares moments où je me sentais en forme avaient disparus. J'étais fatigué en permanence et je ne supportais plus rien. Je me rendais bien compte que ma santé se dégradait mais je ne comprenais pas pourquoi. J'ai consulté un médecin généraliste qui à bien noté ma tension excessive, mais n'a rien trouvé d'anormal. De plus en plus gêné par les acouphènes, j'ai consulté un ORL qui a soupçonné rapidement un SAOS d'après la forme de ma gorge. Ensuite tout a été très vite. Il m'a redirigé vers un pneumologue équipé du matériel de test portatif. Le soir même je me suis endormi (dans ma propre chambre), en portant un attirail qui a enregistré mes constantes durant mon sommeil. La lecture du résultat n'a laissé aucun doute : une apnée toutes les deux minutes ! Le soir même un technicien est venu m'installer un appareil de PPC (Pression Positive Continue). J'ai passé la nuit avec et je l'ai bien supporté. Le traitement a été radical, après seulement trois jours avec l'appareil, je n'étais plus le même, j'avais l'impression de me réveillé après des années de vie au ralenti. Le contraste était vraiment saisissant ! En une quinzaine de jours, j'ai retrouvé la forme, plus de trous de mémoire, plus de douleurs articulaires, acouphènes en sourdine.
Tous mes symptômes ont disparus comme par magie.
Ça fait maintenant trois ans que je dors avec une aide respiratoire, ce n'est pas très confortable et mes nuit sont devenues courtes (entre 4 et 6 heures) mais j'ai retrouvé une vie sociale et professionnelle tout à fait normales, je suis très actif et je ne suis plus un danger permanent en voiture. Je me permets d'apporter mon témoignage, car beaucoup pensent que les apnées sont un problème de retraités obèses. Aussi, j'ai trainé ma "maladie" pendant des années car elle n'a pas été diagnostiquée. En effet, j'avais moins de 40 ans et mon poids était normal. Je vous laisse juger si mon expérience vaut le coup d'être partagée ou pas. J'espère qu'avec des initiatives comme votre association, cette maladie sera mieux connue et les diagnostiques plus rapides.
Joël
Michelle
J'ai 60 ans et je suis appareillée depuis 8 mois.
Mes apnées, jugées sévères, ont été diagnostiquées tout à fait par hasard.
Après un grave accident survenu à un patient pour cause d'apnée du sommeil, le pneumologue de ma petite ville du Morvan, a demandé aux médecins généralistes d'être vigilants avec leurs patients présentant les symptômes de SAOS. Depuis plusieurs années j'étais fatiguée, puis de plus en plus fatiguée, avec de nombreux réveils en état de malaise chaque nuit. J'ai tout épuisé, les anxiolytiques, les antidépresseurs et cie et mon état de femme ménopausée a eu bon dos, jusqu'à la mise en vigilance du médecin pneumologue à ses collègues généralistes en novembre dernier.... le 11 décembre j'étais appareillée !
Il a fallu plusieurs mois, plusieurs masques et l'essai de 2 appareils, pour que je retrouve du tonus. Maintenant je dois me prendre en charge, perdre les 6 kgs gagnés ces 2 dernières années et surtout, en plus, être patiente avec mon mari qui n'accepte pas le respirateur "tue l'amour" et qui dort avec ses bouchons dans les oreilles! A l'entendre, le plus à plaindre, c'est lui ! Depuis que je vais mieux je tourne les inconvénients à la dérision !
Pierre
Bonjour, je m'appelle Pierre, 59 ans, 128 kgs il ya un an, 118 aujourd'hui.
J'ai visité votre site et vous apporte mon témoignage .
J'ai fait un 1er séjour d'une semaine à la clinique nutrition de Villecresnes (94) début Decembre 2006 au cours duquel le pneumologue résident m'a fait analyser et m'a diagnostiqué un SAOS : 45 apnées par nuit !!!
Je suis depuis sous respirateur PPC avec masque nasal (le 3ème était le bon) et suis passé de 45 à 9 apnées nocturnes, 7 heures de moyenne de sommeil appareillé par nuit.
Avant, je devais m'arrêter de conduire après 30 mn pour redormir 1 heure, fatigue extrême même en vacances.
Aujourd'hui, je me réveille reposé, en pleine forme, je refais de la marche, je perds du poids et ne me lève plus la nuit pour aller aux toilettes.
Autre bénéfice, je m'endors en moins de 5 mn, bercé par le rythme du respirateur !
Grâce à la PPC, ma vie a vraiment changé.